Entre 1220 et 1250, le Comte de Bar Thiébaut II, prêtera de l’argent à son vassal le nouveau suzerain Henri 1er de Vaudémont, afin que celui-ci agrandisse les fortifications de Châtel, pour étendre le château vers l’Est lui donnant ainsi une seconde cour, coupée par l’hôtel seigneurial.
Cet agrandissement fera apparaître pour la première fois quatre tours militaires dont une tour porte avec pont levis qui sera la nouvelle entrée du château. Les trois autres, édifiées au sud seront des tours de flanquement protégeant les longs murs édifiés entre elles.
Deux de ces tours descendaient jusqu’au pied de la roche, alors que le reste du château restera perché sur l’éperon. Jointive la ville se développera an contrebas, entourée d’une enceinte.
Le règne du Comte de Vaudémont Henri 3 marquera une pause dans les conflits deux fois séculaires qui opposaient les Vaudémont eu Ducs de Lorraine et de Bar. En 1317 avec son épouse Isabelle de Lorraine, il accordera aux Châtellois leur première charte de franchise et fondera un hôpital.
A la mort de son fils Henri IV, tué à la bataille de Crécy en 1346, le comté passera à son neveu Henri V de Joinville, petit-fils du Sénéchal de Champagne, historien de Saint Louis. D’humeur belliqueuse, celui-ci sera fait prisonnier à Poitiers avec le Roi Jean Le Bon. Il entrera à nouveau en lutte avec le Duc de lorraine et à sa mort en 1365, laissera à sa veuve Marie de Luxembourg, une situation inextricable qu’elle améliorera par une gestion avisée.
Les deux filles connaîtront de brillantes destinées, puisque Marguerite épousera successivement Jean 1er de Chalon Seigneur de Montaigu, Pierre Comte de Genève et Ferry de Lorraine, issu de la seconde maison de Vaudémont, puis des empereurs d’Autriche. Sa sœur cadette, Alix, épousera en 1373 Thiébaut VII de Neufchâtel-Bourgogne alors âgé de 6 ans. En 1396 il mourra pour la défense de la foi contre les trucs de Nicopolis.
Le frère cadet de celui-ci, Jean héritera des biens du Comtes de Bourgogne et rendra la branche des Neufchâtel-Montaigu aussi riche et puissante que la branche aînée. Ainsi la famille des Neufchâtel jalonnera la Lorraine de son influence bourguignonne, depuis Fontenoy-le-Château au sud, tenu par une branche cadette jusqu’aux places satellites de Châtel, en plein coeur du duché de Lorraine.
